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Au delà des frontières par Nicolas de Vallois, étudiant en IBBA à Ferrières

Fév 24, 2023 -

Nicolas De Vallois, 20 ans et étudiant en 3ème année du programme IBBA à L’Ecole Ferrières, suit un stage de 6 mois en Afrique du Sud, dans le Drakensberg. Après avoir vécu l’expatriation en famille au Canada, en Espagne et en République Tchèque, Nicolas part seul à la découverte d’un continent qu’il découvre depuis quelques semaines. Un an plus tôt, le jeune globe-trotter entend parler d’un partenariat entre son école et Esiweni Lodge, une boutique hôtel du groupe Relais et Châteaux. Désireux d’enrichir son expérience professionnelle à l’étranger, il saute sur l’occasion et saisit ce poste d’assistant manager au cœur d’un des plus grands canyons du monde.

1. Avant d’arriver en Afrique du Sud, avais-tu eu déjà eu une expérience professionnelle à l’étranger ?

En dehors de vivre à l’étranger tout au long de mon enfance, c’est la première fois que je travaille à l’étranger.

2. Les employés sont-ils d’origine locale ou occidentale ?

L’équipe employée vient exclusivement d’Afrique du Sud et du Zimbabwe. Je suis le seul européen en dehors du couple de propriétaires français ayant acheté l’établissement en 2014.

3. Selon tes récentes observations à ton poste, quelles sont les différences entre manager une équipe française et une équipe étrangère ?

Venant d’une des meilleures écoles hôtelières de France, on m’a enseigné le souci du détail. En arrivant ici, j’ai constaté que ce souci du détail n’était pas dans les habitudes locales. Un de mes défis au quotidien est d’insister sur ce fait. Les différences sont en fait principalement d’ordre culturel. Il faut comprendre qu’en Afrique, les choses prennent parfois plus de temps. Cela m’apprend à m’adapter et devenir plus patient à un poste qui demande pourtant de l’exigence et de la rigueur. Finalement, cette expérience me pousse à développer ma résilience.

4. Cette expérience à l’étranger change-t-elle ta façon de voir les choses parfois ?

Ce stage me permet de côtoyer des gens très différents, d’horizons socio-culturels très variés. J’ai toujours aimé la diversité culturelle. Mais surtout, je prends vraiment conscience de la chance que j’aie de faire de telles études. L’opportunité des chances n’est vraiment pas la même pour tous.

5. Comment cette expérience te sort-t-elle de ta zone de confort ?

Je sors de ma zone de confort tous les jours. Il faut comprendre que derrière le tableau idyllique de ce lieu magique, nous vivons coupés du monde, en vase clos pendant des semaines entières. Cela exige une grande force intérieure pour tenir le coup. J’aime le contact avec les clients et, heureusement, je me nourris de ces échanges. Dans l’ensemble tous les clients sont contents d’être là et ravis de rencontrer un jeune français sur place. J’ai aussi une anecdote qui me vient à l’esprit. Du haut de mes 20 ans, j’ai dû donner des « conseils matrimoniaux » à un couple en crise !

6. Penses-tu que vivre à l’étranger est nécessaire pour comprendre et maîtriser les métiers de l’hospitalité ?

Ce métier est un métier de service, alors oui, il faut absolument partir à l’étranger pour mieux appréhender les attentes de son prochain, surtout si nous ne partageons pas la même culture ou les mêmes modes de vie. Apprendre à connaître les hommes dans leurs différences permet de mieux comprendre l’être humain en général. Il est nécessaire de redoubler de tolérance pour toujours faire preuve de bienveillance, d’autant plus dans le domaine de l’hospitalité.

7. Cette expérience a-t-elle éveillé en toi l’ambition de nouveaux projets ?

Cette expérience me permet de définir plus concrètement mon projet professionnel. Je sais maintenant que je ne me vois pas travailler dans un hôtel si isolé du reste du monde. J’aime l’aspect luxe et service 5 étoiles mais dans un contexte où le lien social et les interactions avec l’extérieur sont plus développés.